• Partager sur Facebook
  • PROMOTION 2009

    28 photos

    Remise des Ailes à la Promotion 2009 des nouveaux pilotes de la Défence.



    La remise des ailes des nouveaux pilotes de la Défense a eu lieu sur la Base de Beauvechain le 13 septembre. La Base de Beauvechain ,appelée maintenant Centre de compétence Air, est commandé par le Colonel aviateur Stéphane Pierre. A cette occasion elle mettait à l'honneur une trentaine de techniciens et spécialistes de la Composante Air brevetés à l'issue d'une des formations entrant dans le domaine de responsabilité du CC Air.

    La cérémonie était présidée par le Chef de la Défense, le général aviateur Gerard Van Caelenberge.

    Le Général Van de Voorde, commandant de la Composante Air, a souhaité la bienvenue aux nouveaux brevetés dans le club très fermé des pilotes militaires belges. Il a souligné l'importance des missions remplies par la Composante Air en Belgique ou à l'étranger en insistant néanmoins sur la sécurité, essentielle dans l'exercice de ce métier pas comme les autres.

    CV du parrain de la Promotion pilotes 2009.

    Le parrain de la promotion pilotes 2009 est le Major Charley de Hepcée.

    En mai 1940, Charley de Hepcée commandait la 5e escadrille de l'Aéronautique militaire, une unité dotée de Fairey Battle qui fut décimée lors d'une des missions de destruction des ponts sur le canal Albert. Après la capitulation, il entra dans la résistance, notamment dans des filières d'évasion. Il traversa onze fois les Pyrénées et la frontière franco-espagnole avec des pilotes ou des documents.

    Recherché par les polices française, italienne et allemande, il reçut l'ordre de rejoindre la Grande Bretagne en mai 1943. Six mois plus tard, il apprit l'arrestation de sa famille alors qu'elle devait le rejoindre et la disparition de son frère, pilote au 350 squadron. Il se porta à nouveau volontaire pour une mission sur le continent. Le 13 avril 1944, il fut arrêté par la police SS des frontières et fut emprisonné à Toulouse à la prison Saint-Michel où l'on perdit sa trace fin juin 1944.

    Sa famille ne perdit pourtant jamais l'espoir de le retrouver et finalement, en 2008, une de ses filles parvint à localiser et à faire identifier son corps parmi ceux de résistants exécutés par les SS dans le village de Castelmaurou.

    Charley de Hepcée est rentré au pays le 24 juillet 2012 et repose aujourd'hui à Halloy aux côtés de son épouse.

  • PROMOTION 2013

    38 photos

    Remise des Ailes aux nouveaux pilotes de la Défense - promotion 2013.

    Curriculum vitae du Capitaine aviateur Georges JASPIS - DFC , Parrain de promotion

  • PROMOTION 2014

    34 photos

    Curriculum vitae du Lieutenant Aviateur Baudouin Carpentier de Changy , Parrain de Promotion.

    C’est à l’occasion du Stampe Fly In le 5 juin 2011 qu’a été présenté le North American Harvard dans sa toute nouvelle livrée conforme à celle que portait l’appareil avec lequel disparut tragiquement le Lieutenant Baudouin Carpentier de Changy lors d’une mission d’intimidation des mutins de la Force Publique le 17 juillet 1960 dans la région de Thysville au Congo qui n’était plus Belge depuis une quinzaine de jours.
    br> Baudouin Carpentier de Changy est né le 7 avril 1931 et il avait donc vingt-et-un ans lorsqu’il entra le 15 juillet 1952 à la Force Aérienne au sein de la 125ème promotion d’élèves pilotes

    Le 9 février, il réintégra l’école de pilotage élémentaire à Gossoncourt près de Tirlemont où il passa tous les tests avec succès sur Stampe & Vertongen SV4b. Selon le cursus de l’époque, à l’issue d’une période de six mois à l’EPE, il embarqua à bord de l’un des Douglas DC-4 du 15ème wing pour rejoindre la base de Kamina au Katanga afin d’y accomplir les six mois de son entraînement de pilotage avancé sur North American Harvard (T-6 chez les Américains). Il quitta alors l’Afrique pour revenir en Belgique compléter l’avant-dernière phase de l’entraînement des futurs pilotes, à savoir l’OCU (Operational Conversion Unit) sur Oxford, pour acquérir l’expérience du vol sur bimoteur, avant la conversion sur biréacteur, en l’occurrence le Gloster Meteor MK VII biplace et ensuite être lâché sur Meteor MK IV monoplace. C’était l’école de chasse basée à Coxyde, dont l’ultime étape de la formation était l’OTU (Operational Training Unit), cette fois sur avion de chasse Gloster Meteor MK VIII, biréacteur également. Les deux modules duraient chacun deux mois et c’est à l’issue du premier que les élèves pilotes obtenaient les ailes tant convoitées du brevet de pilote militaire. Le Sous-lieutenant Baudouin Carpentier de Changy, qui avait donc vingt-quatre ans, reçut les siennes avec la fierté légitime que l’on devine, le 2 juin 1955.

    Devenu lieutenant, il fut volontaire pour rejoindre Kamina en Afrique en tant que pilote de Harvard armés dans un des « Fire Assistance Flights » (FAF ou escadrilles d’appui feu). Il débarqua à Kamina en mai 1960 en compagnie des adjudants Duquet et Kother ainsi que des sergents Depijpere, De Brouwer et Van Roy, tous volontaires également.

    Le Congo a accédé à l’indépendance le 30 juin 1960 et malgré divers troubles au cours des deux années précédentes, les anciens colons demeuraient majoritairement en place et des accords intergouvernementaux maintenaient les bases aéroterrestres de Kamina et de Kitona en activité ainsi que la base navale de Banane contrôlant les ports de Boma et de Matadi vitaux pour l’économie du Congo. Cependant, dans les jours qui suivirent l’indépendance, les soldats de la Force Publique Congolaises se mutinèrent en masse contre leurs cadres belges et molestèrent, voire violentèrent, la population blanche justifiant l’intervention, en de nombreux points du territoire, des troupes métropolitaines sur place afin de leur porter secours à titre humanitaire. La recrudescence des actes de malveillance nécessita l’envoi d’urgence de compagnies de marche constituées à la hâte dans les garnisons en Belgique ou en Allemagne. Les Harvard armés et les avions de transport militaires, mais aussi civils, furent très sollicités et répondirent aux appels de détresse émanant des zones où la mutinerie était la plus virulente. Le Bas-Congo était la région où les mutins étaient à la fois les plus nombreux et les mieux organisés et armés, et ce dès le 4 juillet. Cette situation ainsi que sa position stratégique justifièrent l’envoi d’urgence de deux escadrilles de Harvard armés à la base de Kitona. Elles étaient placées sous les ordres du Capitaine Georges D’Herdt et du Major Eric Bouzin, du Commandement Supérieur des Forces Métropolitaines d’Afrique. Le niveau des troubles empira considérablement dès le 9 juillet et provoqua plusieurs patrouilles des Harvard basés à Kitona afin d’observer les nombreuses positions d’artillerie anti-aérienne aux mains des mutins à Boma et à Matadi. L’une de ces missions, effectuée le 11 juillet dans la matinée, couvrait le débarquement des troupes belges quittant leurs bateaux amarrés dans l’estuaire du fleuve Congo. Vers 11 heures 45, les appareils pilotés par le Lieutenant Carpentier de Changy et le Sergent De Brouwer vinrent relever le Capitaine D’Herdt et le Sergent Depijpere qui avait été touché par les tirs des mutins. Il signala que le moteur de son H202 cafouillait et qu’il perdait rapidement de l’altitude. Trop bas pour faire usage de son parachute, il tenta de gagner l’aérodrome de Matadi-Tshimpi mais il n’en atteignit que les limites. Il s’écrasa dans les hautes herbes, une bosse du terrain le cachant à la vue de la piste et de l’aérogare de Matadi aux mains des mutins. Depijpere était entier mais souffrait d’un abominable mal de dos; il parvint cependant à s’extraire du H202 en feu et s’en éloigna au plus vite, redoutant que l’incendie ne se propage aux réservoirs et aux munitions et ne les fasse exploser.

    Baudouin de Changy et Wilfried De Brouwer le survolaient et, voyant l’avion en flammes, présumaient que le pilote avait péri dans le crash. Conscient que la végétation le dissimulait aux yeux des ses amis aviateurs, le Sergent Depijpere retourna vers son Harvard qui était devenu la proie des flammes pour y récupérer son pistolet lance-fusées. Il tira une fusée qui passa inaperçue de ses coéquipiers en l’air, mais pas la seconde. Après une brève concertation par radio, Wilfried De Brouwer prit de l’altitude afin d’établir le contact en phonie avec la base en vue d’envoyer des secours, tandis que Baudouin de Changy cerclait, battait des ailes pour communiquer ses intentions et descendait ensuite pour tenter d’indiquer à Ghislain Depijpere la direction à prendre pour arriver à la piste. Il repoussa par des simulacres d’attaque un groupe de mutins qui se portait vers le lieu du crash. Au prix d’un effort surhumain, Depijpere escalada puis dévala le monticule pour arriver à la piste d’envol après un pénible parcours de sept cents mètre dans la végétation dense. Alors qu’il approchait du bord de la piste, il vit le H210 de de Changy se poser et se hâta mais, grande désillusion, il l’entendit remettre les gaz pour décoller… Dans un suprême effort, il déboula sur la piste en agitant frénétiquement les bras. Baudouin de Changy l’aperçut, ralentit et l’aida à monter à bord de l’avion salvateur. Le tout au nez et à la barbe des mutins bien armés et qui, stupéfaits, avaient suivi cette action audacieuse depuis les installations aéroportuaires à quelques centaines de mètres de là.

    Revenu sain et sauf à Kitona, le Lieutenant de Changy repartit en mission le même jour avec le Sergent Van Roy et ils détruisirent, dans les parages de Thysville, une auto blindée M8 et plusieurs véhicules d’une colonne de mutins qui allaient prêter main forte à leurs congénères de Matadi. Redoutant une intensification des troubles dans la capitale Léopoldville, le commandement regroupa ses moyens aériens d’appui feu, soit six Fouga Magister et dix Harvard armés, sur l’aérodrome de Ndjili à la mi-juillet. Le Lieutenant Baudouin Carpentier de Changy était de la partie avec son Harvard H210. Un appel au secours émanant de Lukala entraîna l’envoi d’un hélicoptère Alouette II de l’aviation militaire congolaise piloté par le Commandant Emmanuel Kervyn de Meerendré. Il emmenait l’administrateur territorial André Ryckmans comme parlementaire car celui-ci était bien connu dans la région et parlait couramment le dialecte kikongo. Un Harvard piloté par le Commandant Michel De Temmerman devait protéger l’Alouette A51 mais, à court de carburant, il fut relevé par le Lieutenant de Changy. André Ryckmans était hostile aux démonstrations de force, parce qu’elles excitaient les mutin congolais, et avait exigé que le Harvard patrouille loin au sud de Lukala, lui-même s’y rendait désarmé et avait exigé la même chose de son pilote E. Kervyn de Meerendré. Ils furent encerclés dès leur atterrissage et emmenés pour interrogation au camp Hardy à Thysville, car ils étaient considérés comme espions renseignant les avions qui devaient attaquer les mutins.

    Baudouin Carpentier de Changy avait décidé d’aller reconnaître les ponts sur l’Inkisi, les mutins venaient de les renforcer avec des mitrailleuses lourdes et des canons de DCA de 20 mm servis par des militaires congolais bien entraînés. A son deuxième passage, peu avant midi, il fut atteint par des tirs de DCA bien ajustés et se vit contraint à l’atterrissage forcé près de la gare de Kintanu. Il fut lâchement assassiné par les mutins avant même de pouvoir quitter son avion.

    Cinquante ans plus tard, Danny Cabooter et Karel Bos ont décidé de faire repeindre leur Harvard avec les cocardes belges et l’immatriculation H210 de l’appareil à bord duquel disparut tragiquement le Lieutenant Baudouin Carpentier de Changy. Ils rendent ainsi un bel hommage par l’évocation de cette grande figure de pilote par les ailes du souvenir.

  • PROMOTION 2015

    32 photos





    Curriculum vitae du parrain de Promotion le Colonel aviateur Raymond LALLEMANT.

    Le Colonel aviateur D.F.C. Raymond Lallemant dit " Cheval", surnom qui lui a été attribué par les Anglais est né le 23 août 1919 à Blicquy (Leuze-en-Hainaut) en Belgique et mort le 30 janvier 2008 à l'âge de 88 ans .

    . Après la bataille d'Angleterre à partir de 1944, il s'était vu confier par la Royal Air Force la dangereuse mission de l'attaque des chars et de l'artillerie anti-aérienne allemande à la tête du 609e squadron équipé de chasseurs bombardiers Hawker Typhoon.

    Dans le cas des chars, la nécessité de les repérer impliquait de voler à une altitude assez élevée que pour embrasser une vision suffisante du champ de bataille permettant d'identifer les objectifs. Il fallait alors piquer en utilisant les canons dont était équipés les avions d'attaque, mais aussi des roquettes, le danger résidant dans la riposte des mitrailleuses montées sur certains chars ou dans la riposte des batteries de la flak elle-même (DCA allemande).

    Raymond Lallemant a mis 34 chars à son actif. Dans le cas de l'artillerie allemande, l'attaque entraînait les mêmes risques car elle se faisait également en piqué précédé d'une approche à haute altitude puisque, dans une approche en rase mottes, l'ennemi n'était souvent découvert qu'au dernier moment, au détour d'un repli de terrain, trop tard pour avoir le temps de l'attaquer. En septembre 1944, Raymond Lallemant est abattu durant la campagne de Hollande. Grièvement brûlé, il subira plusieurs opérations avant de reprendre la tête de son escadrille avant la fin de la guerre.

    Restant dans la Force aérienne après guerre, il deviendra directeur des opérations aériennes en 1946 puis commandera le 2ème Wing sur Spitfire à Florennes. Le 2ème Wing passera sur F-84 (1947-52). En 1953, il part aux Etats-Unis pour suivre une formation complémentaire à l'issue de laquelle il devient directeur du service de prévention des accidents aériens de 1955 à 57 avant de prendre le commandement de 1er wing de Chasse de 1957 à 1962. Il séjourne ensuite à Paris et suit une formation OTAN avant de réintégrer le Quartier Général de la Force aérienne de 1968 à 1972, époque à laquelle il se retire avec le grade de Colonel.

  • PROMOTION 2016

    46 photos





    La cérémonie de remise des ailes aux nouveaux pilotes de la Composante Air s'est déroulée le 28 septembre 2016 à Beauvechain.

    La cérémonie a été présidée par le Colonel aviateur GIVRON, Chef de Corps du CC Air.

    Le Général-major aviateur VANSINA, Commandant de la Composante Air a remis les Ailes aux huit nouveaux pilotes qui continueront leur carrière sur F-16.

    ~~~~~~~~~~~

    Dans son allocution, le Général-major VANSINA a rappelé l'importance ET la fréquence des missions de la Défence et plus particulièrement de la Composante Air : police du ciel dans les Etats baltes , missions dans le cadre de la coalition avec des frappes de nos F-16 sur le sud de l'Irak et sur la Syrie à partir de la Jordanie.

    Il a aussi mis en exergue le travail du personnel au sol sans lequel les missions risqueraient d'être compromises.

    Il a mentionné également l'effort déployé par la Composante Terre afin de réaliser sans relâche des missions sur les différents points sensibles du pays après les attentats de Bruxelles et lors de manifestations culturelles ou autres.

    Il a à nouveau félicité et encouragé les nouveaux promus pour les moments exaltants qui les attendent.

    ~~~~~~~~~~~~

    Curriculum vitae du parrain de Promotion le Squadron Leader Florent VAN ROLLEGHEM DSO DFC.

    Florent Victor Paul Van Rolleghem est né le 11 novembre 1912 à Dendermonde (Termonde) en Belgique. Il rejoint l’Armée Belge en 1927 et trois ans plus tard il sort avec fruit de l’Ecole Royale Militaire. Florent Van Rolleghem a toujours eu une envie brûlante de pouvoir voler en avion et à ce moment là, l’armée de l’air était une unité à part entière de l’armée de terre belge. Il n’eut donc aucune difficulté pour se faire enrôler dans l’Aéronautique Militaire. Il reçu tout d’abord l’entraînement de mitrailleur, puis d’opérateur radio, ensuite de navigateur pour terminer avec l’entraînement de pilote. Il sortit de l’école de pilotage en 1935 et fut promu au grade de capitaine en 1939.

    Lorsque l’Allemagne envahi le territoire belge en mai 1940, Van Rolleghem fut contraint de quitter le sol belge et rejoignit Toulouse en France. Au moment de la capitulation française il retourna à Bruxelles et un peu plus tard s’engagea dans la résistance naissante. Etant donné son désir brûlant de combattre à nouveau les Allemands, il décida de fuir la Belgique pour rejoindre l’Angleterre via la France et l’Espagne. Au début de 1941, il mit son plan à exécution et tenta de traverser les Pyrénées mais il se fit malheureusement arrêter par la police espagnole et il fut interné dans plusieurs prisons dont, en dernier lieu, le sinistre camp de Miranda de Ebro. Après trois mois il parvint à s’évader et finit par se retrouver au Portugal d’où il rejoignit l’Angleterre par bateau. Lors de son arrivé il dut passer près d’un mois à Patriotic School afin que les Anglais s’assurent de sa sincérité et de sa qualité de pilote qu’il disait être. En juillet 1942, il fut dirigé vers l’école n°5 (Advanced Pilot Training Unit) à Ternhill. Il demanda sa mutation pour le "Bomber Command" car selon son journal, il écrivit qu’il se trouvait un peu vieux pour devenir pilote de chasse et qu’il préférait un bon pilote d’autobus, plutôt que d’être un mauvais pilote de chasse. (Lorsqu’il écrit le mot "autobus", Van Rolleghem fait bien entendu allusion à un avion de bombardement)

    Le 28 septembre 1942 il fut affecté à Ossington et s’entraîna sur bimoteur "Airspeed Oxford" Le 14 novembre il se retrouva au 81 Operational Training Unit de Whitchurch où son premier équipage, composée de 4 anglais, 1 écossais et 1 canadien fut formé. Il fut promu au rang de "Flying Officer" en date du 9 décembre 1942.

    En mars 1943, Van Rolleghem commença son entraînement sur bombardier lourd "Avro Lancaster" avec son premier équipage à Lindholme et par après, le 28 avril 1943, il fut affecté au 103 Bomb.Sqdr.à Elsham Wolds. C’est de cette base qu’il commença son premier tour d’opérations. Dès le départ, il s’était avéré comme étant un excellent pilote sachant mener son équipage et en faire une équipe de premier choix.Il reçu sa DFC (Distinguished Flying Cross) le 24 juillet 1943.

    Van Rolleghem participa à la "Bataille de la Ruhr" et malgré que son avion fut touché à maintes reprises, il parvient toujours à rentrer à sa base. Il fut promu au grade de "Flight Lieutenant" en date du 1er août 1943 et termina son tour d’opérations (30 missions) le 6 septembre 1943.

    Il fut ensuite affecté au Ministère de l’Air afin d’aller donner des conférences et après 2 mois fut nommé comme instructeur. Cependant il voulait retourner aux missions de bombardement et sa demande de mutation fut acceptée. Il fut muté comme "Acting Squadron Leader" à son ancienne base de Elsham Wolds où il retrouva 4 membres de son ancien équipage. Après différentes mission de bombardement il tomba malade et fut hospitalisé le 14 avril 1944 pour un début d’ulcère au duodénum. C’est en étant hospitalisé qu’il apprit que son équipage avait péri lors d’une mission sur Hasselt en Belgique durant la nuit du 11 au 12 mai 1944.

    Van Rolleghem fut classé comme "Unfit for flying duties"(inapte aux vols opérationnels) mais parvint à faire changer cette classification en "Unfit for flying duties at high altitude" (inapte aux vols à haute altitude) et de ce fait retourna à sa base d’origine et devint le pilote d’un avion avec un équipage entièrement anglais lequel venait de perdre son pilote attitré. Il commença son second tour d’opérations avec des missions de bombardement en préparation du débarquement en Europe et le termina, le 3 août 1944 avec des missions effectuées après le D-Day. Il commença immédiatement un troisième tour d’opérations et le termina le 26 octobre 1944. Il avait entretemps été décoré (le 22 octobre 1944) d’une DSO (Distinguished Service Order) bien méritée.

    Il retourna en Belgique auprès de son épouse et de sa famille le 25 décembre 1944. Après la guerre, Florent Van Rolleghem continua sa carrière dans la nouvelle "Force Aérienne Belge" d’où il fut mis à la retraite le 1er janvier 1970.

    Forent Van Rolleghem nous à quitté le 30 avril 1983 à l’âge de 72 ans.

  • PROMOTION 2017

    37 photos





    Le 27 septembre , six pilotes (trois francophones et trois néerlandophones) ont reçu leurs "Ailes" des mains du général-major aviateur Vansina, Commandant de la Composante Air. Après un passage à l'OCU (Operational Conversion Unit) au 10ème wing tactique de Kleine-Brogel pour y suivre leur formation opérationnel initiale , ils rejoindront leur base respective pour débuter leur formation opérationnel spécifique.

    Pour des raisons de sécurité, vu leur engagement future dans des opérations planifiées par l'OTAN dans des régions sensibles du Moyen-Orient , l’armée a demandé à la presse de taire leur nom. « Il suffit de suivre les médias pour se rendre compte des énormes défis qui se présentent à notre Force aérienne », a affirmé le « patron » de la Composante Air, le général-major Vansina, en évoquant les nombreuses crises aux portes de l’Europe ». Il a cité la participation de quatre F-16 aux opérations de la coalition dirigée par les Etats-Unis contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, ainsi que la participation d’autant d’appareils à la mission de police de l'Air de l’OTAN dans les Etats Baltes, avec de fréquentes interceptions d’avions russes.

    « La Force aérienne est devenue pour notre gouvernement un moyen important pour faire face aux nombreux défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il ajouté en soulignant combien les aviateurs belges étaient appréciés par les partenaires étrangers de la Belgique.

    La promotion d’élèves-pilotes, 2014 B, a comme parrain l’un des pionniers de l’aviation militaire belge, le général-major aviateur honoraire Robert DESMET (11 janvier 1891-16 septembre 1983).



    Cinq des six pilotes brevetés ont été formés en France en vertu d’accords de coopération – une école franco-belge de chasse établie à Cazaux (sud-ouest de la France), l’« Advanced Jet Training School » (AJeTS) – conclus en 2004 mais appelés à s’éteindre fin 2018 avec le retrait progressif des avions d’entraînement Alpha-Jet. Le sixième a suivi une formation aux Etats-Unis, dans le cadre de l’« Euro-NATO Joint Jet Pilot Training » (ENJJPT), une école multinationale installée sur la base aérienne de Sheppard, dans le nord du Texas. La participation belge à cette filière ENJJPT va monter en puissance en 2018 pour assurer à titre intérimaire, dans l’attente du choix politique d’un successeur au F-16, la formation de tous les pilotes de chasse belges à partir de 2019, a expliqué le général-major Vansina.