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Il n’est pas facile de définir clairement ce qu’on entend par patrimoine religieux. Il revêt plusieurs significations.

Il faut aborder le patrimoine religieux en tant que lieu de mémoire, de support et de médiation de l’expérience et de la foi religieuses, ainsi que de transmission du sens et des valeurs. D'un autre côté certains proposent de tenir compte d’abord de la définition du terme patrimoine donnée par la Commission des biens culturels , qui se lit comme suit : « Le patrimoine est constitué de tout objet ou ensemble, matériel ou immatériel, chargé de significations reconnues, approprié et transmis collectivement. »

« Le patrimoine religieux est composé de biens immobiliers, mobiliers ou archivistiques qui appartiennent ou ont appartenu à une église ou à une tradition religieuse, qui lui sont reliés ou l’ont été dans le passé. Ces biens ont été constitués, construits, fabriqués ou acquis dans le contexte des fonctions inhérentes ou corollaires à la mission religieuse, institutionnelle ou sociale de leur propriétaire ou à des fins de témoignage. »


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  • Basilique Saint-Materne de Walcourt

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    La basilique Saint-Materne (également connue sous le vocable de Basilique Notre-Dame de Walcourt) est un édifice religieux catholique du XIe siècle sis à Walcourt, en Belgique. D'origine romane, la collégiale primitive est transformée en église gothique à cinq nefs au Moyen Âge. Reconnaissant sa grande popularité comme sanctuaire marial, Pie XII élève la collégiale Saint-Materne au rang de basilique mineure le 23 mai 1950.

    En 1228 un incendie ravage la collégiale. Alors qu’elle est presque entièrement détruite, la statue de la Vierge, œuvre des mains de saint Materne lui-même (d’après une pieuse tradition), qui se trouvait dans l’église apparaît au-dessus des flammes et se pose sur un arbre dans un jardin voisin. On ne parvient pas à la faire descendre. Thierry II, seigneur de Walcourt est appelé. Il arrive sur les lieux et promet de reconstruire la collégiale et de fonder un monastère : c’est l’abbaye du Jardinet. Notre-Dame de Walcourt Au-delà de la légende les faits sont que le chœur de la collégiale est effectivement reconstruit entre 1225 et 1250 et que, par une charte de 1232, Thierry II de Walcourt (1192-1234) fonde en effet une abbaye de moniales cisterciennes, leur donnant de plus leurs moyens de subsistance. Depuis le XIIIe siècle la ‘statue miraculeuse’ attire les foules, et malgré les vicissitudes des temps, avec leurs pillages suivis de reconstructions, le sanctuaire marial reste populaire. Au Moyen Âge nombreux étaient les pécheurs repentis qui en guise de pénitence faisaient un pèlerinage à Notre-Dame de Walcourt. En 1329 en reconnaissance de l’intervention de la Vierge Marie lors d’une épidémie de peste qui ravage la ville une procession est organisée qui circule à travers toute la seigneurie de Walcourt. C’est la première marche qui deviendra plus tard le Grand tour de la Trinité. Les pèlerins y sont de plus en plus nombreux. Même si un sérieux coup de frein est donné au pèlerinage par les troupes révolutionnaires françaises, il reprend de plus belle au XIXe et XXe siècle. En 1907 on dénombre 40 000 personnes prenant part à la procession, le jour de la Sainte Trinité.

    Un remarquable jubé en pierre blanche ferme le chœur en le séparant du transept. Il est daté de 1531. Vingt-neuf niches abritent des statuettes des saints régionaux et personnages bibliques ; elles sont de dimension et style divers. Surmonté d'un calvaire de grande dimension le jubé est timbré aux armes de Charles Quint, ce qui fait penser qu'il fut peut-être offert par l’empereur.
    La statue de Notre-Dame, sculptée dans du bois de tilleul, est de style roman. Elle semble dater de la fin du premier millénaire. La Vierge est assise, de face, tenant sur ses genoux l’Enfant Jésus (qui regarde dans une autre direction). Depuis le XVIIe siècle les deux visages sont recouverts d’un masque d’argent qui, noirci au fil des temps, donne à l’ensemble l’allure d’une « Vierge noire ». La statue est placée sur l’autel du transept gauche de la basilique.
    Les stalles en chêne du chœur datent du début du XVIe siècle. Leurs miséricordes sont raffinées et décrivent, souvent sur un mode satyrique, des scènes de la vie quotidienne.
    Le trésor de la basilique comprenant de précieux objets liturgiques, entre autres deux pièces d'orfèvrerie mosane, des reliquaires du XIIIe siècle (l’un d’eux contiendrait un fragment de la Croix du Christ). Ils sont attribués à Hugo d'Oignies ou à quelqu'orfèvre de son école. Le trésor est conservé au presbytère.

  • Eglise Saint-feuillen d'Omezée

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    L’église Saint-Feuillen est un édifice religieux catholique sis à Omezée dans la province de Namur . Remplaçant une ancienne chapelle castrale l'édifice est construit à la fin du XVIIe siècle. Porche et clocher sont ajoutés un siècle plus tard. Église paroissiale sans prêtre y résidant elle relève de la juridiction du diocèse de Namur.

    Une L'église d'aujourd'hui fut construite en quatre phases successives. Une chapelle castrale est d'abord construite: elle se trouvait à l’emplacement du chœur actuel de l'église. En 1587, elle fut fortement endommagée par le passage de reîtres dans le village. Moins de dix ans plus tard, en 1695, elle est réparée et agrandie ce qui donna la nef que l'on peut voir. Ensuite, vint s'ajouter le porche d’entrée et son clocher en 1786. Et en 1902, une sacristie est ajoutée pour finaliser l'ensemble.

    Dans la clé de l'arc de la porte d'entrée, se trouve un chronogramme gravé dans la pierre. En additionnant les lettres grasses (chiffres romains), on aboutit à l'année de la fin des travaux: 1786.

    Les quatre pierres tombales.

    Quatre tombeaux se trouvent à l'intérieur de l'église, dont trois pierres tombales sont encore visibles. La quatrième n'ayant pas (ou plus) d'inscriptions, la personne y enterrée n'a pas été identifiée avec certitude. la pierre tombale non identifiée serait celle de la tombe d'Antoinette de Boulogne, dame d'Omezée décédée en 1676 à Saussure. Dans un testament rédigé le 12 novembre 1676, il est stipulé qu'elle désignait comme lieu de sépulture l'église d'Omezée et qu'elle ordonnait qu'il n'y ait que douze flambeaux et dix chandelles à ses hospices.

    Une deuxième pierre est celle de Louis-Ignace Bonaventure, comte de Rougraeve et chanoine tréfoncier de la cathédrale de Liège. Il est décédé le 21 mai 1790 en son château à Omezée. Nous pouvons encore aujourd'hui lire l'épitaphe suivante sur sa sépulture : « Icy git le très noble et très illustre et généreux seigneur Louis-Ignace Bonaventure, comte de Rougraeve, tréfoncier de la cathédrale de Liège, abbé de Ciney, décédé en son château d'Omezée le 21 may 1790 R.I.P. »

    Une troisième pierre est celle d'Egide Hennevart (curé de la paroisse de 1658 à 1666). Sur sa tombe est gravé : « Festo Petri Alcantara, obit Egidius Hennevart, rector ea Omezee. R.I.P. »

    La quatrième concerne deux personnes, Léonard Dirick (Curé d'Omezée de 1693 à 1729) et Jean-Lambert Maréchal (curé en 1730). L'épigraphe est moins visible... Le texte serait: « Hic infra positus Joannes Leniardus Dirick, hujus ecclesia rector, obit 29 augustus 1729. Hic jacit Joannes Lambert Maréchal, nepos et successor, obiit la maii 1778. R.I.P. »

  • Eglise Décanale de Clervaux

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    De style roman-rhénan, elle date des années 1910-1912.

    Impressionnantes, sans prétention, mais élégantes et hardies! les deux grandes flèches qui encadrent la façade, dressant haut vers le ciel leur toits pyramidaux-losanges; affirmant - en doubles bandes superposées sur les quatre faces, des séries de hautes fenêtres de style - leur noblesse romane.

    Malgré l'austérité des piliers, de leurs chapiteaux et des voûtes romanes, l'intérieur de l'édifice n'a rien à envier au dehors. L'abside est entièrement revêtue de marbre veiné, et sa coupole somptueusement décorée de tableaux artistiques en mosaïques scintillantes.

    Les Autels, la Table de Communion, la Chaire, les stations du Chemin de Croix, sont des chefs-d'oeuvre de sculpture de Piedboeuf.

  • Eglise Abbatiale d'Hastière

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    Construite en 1033-1035 par des moines irlandais, l'abbatiale d'Hastière témoigne de la foi, de l'histoire et des vicissitudes des hommes.

    Située le long de la Meuse, cette ancienne église abbatiale fondée par des moines irlandais au XIe siècle est pleine de charme. On admire sa tour massive et imposante, son architecture dépouillée d’artifices et son bel environnement le long du fleuve.

    Elle est largement de style roman par sa tour, sa nef avec de beaux piliers carrés supportant les arcatures en plein cintre, son transept et sa crypte. Le chœur est gothique (1264). A l’intérieur, on remarquera les stalles et des peintures murales toutes deux très anciennes datant du XIIIe siècle.

  • Eglise de Soulme

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    L'église romane de Soulme est située au sommet de la butte occupée par le village. Elle est entourée des murs du cimetière, bordé au sud d'une rangée de grands marronniers et d'un tilleul. L'église est constituée de trois volumes principaux en maçonnerie de pierres calcaires non appareillées couverts d'une toiture en ardoise: la tour romane située à l'ouest et construite à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, la nef gothique, composée de trois travées datées du XVIe siècle et le choeur à chevet plat qui remonte au XIIIe siècle.

    Suivant la tradition romane, l'église de Soulme est orientée, c'est-à-dire que son choeur est dirigé vers l'Orient et donc, symboliquement, vers Jérusalem, mais aussi vers le soleil levant qui symbolise l'espoir apporté par la religion chrétienne. Les masses qui constituent l'édifice s'étagent successivement du choeur vers la nef et le clocher. La tour, située à l'extrémité occidentale de l'église, c'est-à-dire vers le coucher du soleil, protège la nef et les fidèles des forces maléfiques qui surgissent de la nuit. Le volume de la nef protège lui-même le choeur de l'église moins élevé.

  • Journées des Eglises ouvertes - 2014

    85 photos dans 4 sous-albums